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Quatrième safari-dédicaces : version parc humide!!
Écrit le dimanche 17 juin 2012 par PG Luneau

le FBDMtl 2012, une première bien arrosée!!

 

Yahou!! Malgré la tonne de correction qui m’attendait sur ma table de travail (c’est la fin de l’année scolaire, et les bulletins approchent à grands pas!!), j’ai pu m’organiser et trouver du temps pour aller me pointer le nez au tout premier Festival de la BD de Montréal!!

 

Samedi matin, 2 juin 2012, neuf heures, bravant le vent, la pluie et le froid, je fonce jusqu’au Parc La Fontaine, armé d’une vingtaine d’albums que je souhaite faire dédicacer. Le temps gris et la pluie persistante dresseront un décor maussade à la journée… mais je ne peux m’empêcher, bien égoïstement, d’espérer qu’ils feront aussi fuir les badauds et les curieux, raccourcissant d’autant les files d’attente! Je n’aurais pas pu si bien dire : en huit heures, j’ai récolté quatorze dédicaces, soit une moyenne de 34 minutes par dédicace (en comparaison, mon temps d’attente moyen, lors du Festival de Québec, cette année, a été de 57 minutes, soit presque le double!!).

 

Vous vous rappelez peut-être que je m’étais fait un nouvel ami lors de cette fin de semaine passée à Québec, il y a quelques mois : un gars hyper sympathique de Trois-Rivières, qui est devenu mon «complice» de files d’attente, surtout après le départ d’Arsenul?!  Un de mes grands regrets avait été de ne pas avoir su son nom. Mais j’avais bon espoir de le recroiser à ce nouveau festival : partant de Trois-Rivières, Montréal n’est pas plus loin que Québec, pour lui! Et bien ça ne faisait pas dix minutes que j’étais arrivé, attendant pour une première dédicace de David Étien, le dessinateur des 4 de Baker street  (qui s’est laissé désirer une bonne trentaine de minutes!), que Steeve (car c’est son nom, je le sais maintenant!) est arrivé avec un de ses amis. Enfin, les présentations sont faites en bonne et due forme!... Et si je m’en veux maintenant, c’est de ne pas avoir retenu le nom de son charitable ami qui, bien généreusement, et même s’il n’aime pas du tout les BD, s’est offert à venir faire la file avec Steeve pour que ce dernier puisse avoir deux dédicaces à la fois!! J’aimerais bien avoir des amis aussi altruistes!! ;-)

 

De plus, dans la même veine, j’ai enfin pu entendre et retenir le nom d’un autre fan, que j’avais croisé une première fois au dernier ComicCon puis à Québec : c’est le très sympathique Marc, dit «le coco rasé», dit «le frère de l’autre coco rasé». En effet, son frère (dont – vous ne pourrez le croire! – je ne me souviens plus du nom) lui ressemble énormément (ils pourraient être jumeaux, à la limite!) et est souvent présent, dans ces manifestations, lui aussi! Steeve et Marc étant, jusqu’à maintenant, les deux fans avec qui je me sens le plus d’affinités, je suis assez content d’avoir enfin pu connaître leur prénom… mais pour ce qui est des noms de famille, on repassera!!

 

Mais entrons donc sans plus tarder dans le vif du sujet. Fin d’année et manque de temps oblige (peut-être les organisateurs pourraient-ils reporter ce happening de quelques semaines, l’an prochain? Ce serait un bien meilleur timing pour nous, les enseignants!!), j’opte donc pour une présentation en vrac, dans le plus grand désordre, des diverses rencontres que j’ai pu faire lors de cette agréable (malgré la très humide grisaille!) journée!

 

  • Michel Lacombe et Benoit Godbout, du trio de créateurs de l’Académie des Chasseurs de Primes, étaient présents. J’ai donc pu rattraper ma gaffe du ComicCon!! En effet, pendant que Benoit ajoutait un mignon petit Gaël Dragonspit au début de mon tome #1, j’ai pu demander à Michel de me dédicacer mon tome #2½!! Comme je n’avais pas encore lu ce tome bien spécial, avant le ComicCon, je ne savais pas que Michel était un des multiples dessinateurs à avoir contribué à ce collectif! Je croyais qu’il n’en avait que coécrit le scénario, comme de coutume. Heureusement, il m’a complètement pardonné et a gratifié mon album d’un petit Jahmal, qui est allé rejoindre le petit Placide que Ben m’avait déjà fait!

En discutant avec eux, j’ai appris que Benoit a malheureusement pris du retard sur le tome #3 : il n’est même pas encore en mesure de donner de date de tombée!! Par contre, j’ai su que la couverture sera consacrée à Valentin! C’est dire que ce tome risque de se concentrer un peu plus à ce raveur excentrique, à l’énergie débordante et au langage si fleuri! Chouette! Autre scoop : après les ceintures et les bracelets à l’effigie de la série, voici que les créateurs nous offrent une onzaine (!?) de mini-macarons, tous plus mignons les uns que les autres, un pour chacun des personnages principaux de la série… Et la gaffe : j’ai oublié de les acheter!!?? Vivement que je corrige cette nouvelle bévue!!

 

  • J’ai enfin pu rencontrer Jean-Paul Eid, créateur du délirant Jérôme Bigras et du non moins délirant album le Fond du trou, traversé de part en part par un trou de trois centimètres de diamètre. J’ai enfin pu lui dire tout le bien que je pensais de cet album… et lui parler de ma Lucarne!! Alors qu’il dessinait sa dédicace-concept (elle commence sur la page de devant mais trouve son explication à la dernière page… après avoir traversé tout le trou!!), il m’a expliqué les principaux facteurs qui expliquent que ce projet lui a demandé tant d’années : d’abord, il y a travaillé à temps partiel, uniquement! Puis, il semblerait que ça n’a pas été facile d’expliquer le concept du livre aux éventuels éditeurs («Comment, un livre troué?!!?»), surtout sans avoir l’objet-livre entre les mains pour démontrer l’ingéniosité du principe des aller-retour par le trou, qui rend la trame narrative si originale… Bref, pas facile de convaincre les gens d’embarquer dans un projet aussi flyé.

Dans un tout autre ordre d’idées, Annie Groovie, la dessinatrice de Léon, le gentil petit cyclope, se trouvait à ses côté et a été très amusée par le fait qu’Eid utilise une «gomme à effacer vibratoire», un petit gadget un peu ridicule qui, selon Eid, permet néanmoins d’effacer avec une certaine précision! Madame Groovie n’avait pas l’air convaincue du tout… et moi non plus! Ça reste à tester! ;-)

P.S. : Par rapport à cet album troué, mon ami Steeve a eu une superbe idée! Les éditeurs auraient pu vendre les trous, pêle-mêle, en sac, en complément de l’album! Ça aurait fait un amusant jeu d’observation : «Replacez chacun des trous à sa bonne page!», un peu comme la voisine de Bigras le propose, à la p.21 de l’album! Ça aurait pu être un élément de marketing fort original!

 

  • À un certain moment, j’ai abordé le mystérieux Al+Flag, celui qui dessinait les Jumeaux Gémeaux, dans le magazine des Débrouillards, dans les années 90. J’avais apporté mon unique album de cette série, que j’avais trouvé en bouquinerie, et ça a semblé mystifier complètement le pauvre homme, qui n’arrivait pas à croire que c’était possible, puisque ledit album n’a jamais été en vente libre! Une fois qu’il s’est convaincu qu’il devait s’agir d’un album envoyé en service de presse à un critique et que ce dernier avait dû s’en débarrasser dans une librairie de livres usagés, il m’a expliqué qu’il a été très affecté, à l’époque, quand l’équipe des Débrouillards a mis un terme à son contrat. C’était à la fin de la deuxième aventure des Jumeaux (qui paraissait en feuilleton, mensuellement, dans le magazine), alors qu’il commençait justement à mieux les maîtriser… sans compter qu’il avait de superbes idées pour l’aventure suivante! Malheureusement, le magazine, publié jusqu’alors par l’Agence Science-Presse, s’est associé avec Bayard jeunesse, en France. Apparemment, on aurait dit à Al+Flag que l’idée d’une série «à suivre» ne plaisait pas au nouveau partenaire, et c’est pourquoi on l’aurait un peu tassé… «Si un jour j’écris mes mémoires, je raconterai à quel point j’ai été TRÈS déçu de cette décision…» m’a-t-il dit… par trois fois! Il est aussi très étonné qu’on ne l’ait pas contacté, lorsque Bayard a décidé de reprendre le principe de la «série à suivre», il y a quelques années (c’est Bryan Perro et Jeik Dion qui ont obtenu le contrat, avec leur série la Grande Illusion). Moi, ce qui m’étonne, c’est que ce dessinateur, qui a signé quelques récits sur des scénarii d’Alain Gosselin ou de Philippe Angers… n’est nul autre qu’Alain Gosselin ET Philippe Angers!!? Avec autant de pseudonymes et d’identités différentes, peut-on vraiment s’étonner qu’il m’ait semblé un peu spécial?!

 

  • Un petit mot sur Jean-Sébastien Bérubé, ce Rimouskois qui retrace en BD la vie de Radisson, le plus grand coureur des bois de la Nouvelle-France. Quand je me suis présenté à lui, il s’est souvenu que je tenais un blogue où il avait lu une bonne critique de son tome #1! Pendant qu’il me dessinait un très beau Médard Chouart des Groseillers dans mon exemplaire du tome #3 de sa série, nous sommes revenus sur le fait que Glénat-Québec, son éditeur, avait failli ne pas vouloir éditer son quatrième et dernier tome, pour une question de gros sous : apparemment, les ventes ne vont pas comme ils le voudraient!! C’est tellement indélicat de leur part, surtout à l’égard d’une série qui a remporté tant de prix!!? J’ai soulevé l’idée qu’ils n’avaient peut-être pas assez moussé la vente auprès des bibliothèques scolaires, tant secondaires que primaires, un marché particulier mais pour lequel cette biographie historique en BD est tout à fait adaptée! J’ai ensuite avoué à monsieur Bérubé que, personnellement, j’utiliserai sûrement dans mes cours certaines des belles représentations panoramiques de Trois-Rivières, de Québec ou des villages amérindiens qu’il nous donne à admirer dans ses albums. Puis, il m’a promis que le tome #4 sera prêt pour l’automne, sûrement pour le Salon du livre de Montréal!

 

  • Pour sa part, Yves Rodier m’a dédicacé mon tome #1 de sa série Simon Nian… que je n’ai malheureusement pas encore eu le plaisir d’entamer (je me fais un devoir de corriger cet état de fait au cours de l’été, malgré le ton ultra-franchouillard de la série - «Hommage à Tillieux oblige!» m’a précisé monsieur Rodier). Comme il m’avait déjà fait son héros dans mon tome #2, je lui ai demandé de me faire ici Santu, son acolyte, un Corse aux allures de mafioso. Alors que je tenais mon parapluie au-dessus de son épaule, question de le protéger des gouttelettes que les bourrasques de vent entraînaient jusqu’à lui (et jusqu’à mon album!), il m’a réaffirmé que le tome #2 de son autre série, El Spectro, ne sera pas prêt avant le printemps, mais qu’il venait d’avoir une géniale idée, avec son scénariste et ami Frédéric Antoine : sortir un petit tirage d’un tiré à part des 23 premières pages, sous forme de pulp (ce qui serait tout à fait dans le ton de cette série, qui fait très «années 60»), spécialement pour le ComicCon 2012!! Wow!! Pourrai-je résister à un article de para-BD aussi intéressant??

 

  • À un certain moment, je me suis retrouvé dans une position aussi désirable que fâcheuse! Alors que je m’apprêtais à retrouver Djief Bergeron, afin de lui demander de me dédicacer mon tome #2 du Crépuscule des dieux, Michel Rabagliati (qui m’a aussi reconnu!) s’est trouvé à ne plus avoir personne dans sa file, juste à côté!! J’ai donc pu en profiter pour lui tendre mon album Paul a un travail d’été (qui était mon préféré jusqu'à ce que je lise Paul au parc)… Il était tout content en réalisant que c’était un tome de la toute première édition, celle où la fille de Paul s’appelait encore Alice (le vrai nom de sa propre fille) et non pas Rose (le pseudonyme que ce personnage a maintenant, dans les nouveaux tomes et dans les rééditions des premiers, question d’épargner un peu l’intimité de la jeune fille devenue adolescente!). J’aurais bien aimé lui préciser à quel point je m’étais reconnu dans ces deux albums (l’un à cause de mes années comme moniteur dans un camp de vacances, l’autre à cause de mes quatre riches années dans le scoutisme, quand j’étais enfant), et l’entendre me parler du film qu’ils sont en train de faire avec Paul à Québec (Michel est très impliqué dans sa scénarisation cinématographique et aura son mot à dire dans le choix du comédien principal, pour lequel ils n’ont pas encore fait d’auditions). Mais voilà que Djief me serre la pince et, me reconnaissant à son tour, me dit à quel point il a aimé le compte-rendu que j’ai fait de mes journées au FBDF de Québec! «J’ai tout lu! Vraiment! C’était très intéressant!» m’a-t-il précisé. J’étais tout ému de tant de reconnaissance!! Encore une fois, je ne peux que féliciter ma grande amie Venise pour ses immenses talents de relationniste, elle qui est amie Facebook avec tout ce gratin!! Délaissant donc mon ami Michel, je me suis mis à discuter mythologie scandinave avec Jean-François, puisque je venais tout juste de terminer la lecture du tome #1 de sa saga le Crépuscule des dieux. Après avoir discuté des nombreux points communs que j’avais relevés entre certains mythes nordiques et d’autres, plus connus, de la mythologie grecque, nous en sommes venus à échanger sur la somme de travail qu’il se donne, en travaillant sur deux séries à la fois (rappelons que son tome #2 de White Crows sortira pour le ComicCon!! Chic chic chic!). Il m’a expliqué que, ne sachant jamais quand un éditeur décidera de «tirer la plug» (comme ce fut le cas pour Saint-Germain, par exemple), les bédéistes n’ont pas le choix que d’avoir dans leur manche un ou deux autres projets en veilleuse, au cas où… «Mais, m’a-t-il avoué, je refuse plein de projets intéressants, au moins un par mois! J’ai même été obligé de dire non à un scénario super intéressant écrit par André-Philippe Côté, parce que trop accaparé par mes autres séries! Parfois, c’est un peu crève-cœur!»

Je suis vraiment très fier de la belle Sieglinde qu’il m’a dessinée, au crayon de bois…l’aquarelle n’étant pas particulièrement appropriée par cette journée de pluie hyper-humide! Mon seul regret : qu’il ait signé «À Pierre-Guy», en se fiant à ma signature un peu mal gribouillée sur la page de titre!! Mais peut-on vraiment en vouloir à un si grand artiste? Et pour ce qui est de mon indélicatesse auprès de monsieur Rabagliati, j’ai heureusement été en mesure de le recroiser plus tard dans la journée et de m’en excuser! En parfait gentilhomme qu’il est, il m’a assuré qu’il ne voyait aucune offense au fait que je l’aie laissé un peu en plan avec mon album, en discutant plutôt avec son voisin de table… Il n’y a donc que moi qui s’y sois trouvé perdant, donc, ne pouvant pas tenir de conversations simultanées avec ces deux grands hommes!

 

  • Sur le plan des achats, j’ai été raisonnable : je ne me suis procuré que trois albums «en vue de les faire dédicacer», soit le tome #2 de l’Agent Jean, cette amusante petite série humoristique d’espionnage que réalise Alex A., ce jeune et énergique dessinateur que j’avais croisé une première fois à Québec; la Mauvaise fille, le tout nouveau petit roman graphique de Philippe Girard, qui raconte un peu la vie bien particulière que sa grand-mère a menée, à Québec, au tout début des années 30 (Girard s’est risqué, lui, à l’aquarelle, et, ma foi, elle a tout de même assez bien séché, n’en déplaise à monsieur Bergeron!); puis le troisième tome des 4 de Baker street, une des séries chouchoutes de ma Lucarne… et laissez-moi vous dire qu’avec les trois superbes dédicaces que monsieur David Étien, le dessinateur de cette série, a eu la gentillesse de me laisser, cet achat s’en trouve plus que bellement justifié!! Comme il était un des rares Français présents, il est bien évident qu’il était ma priorité numéro uno : j’aurai bien plus de chances de recroiser les Québécois dans leurs lancements ou au cours d’autres festivals que ces auteurs européens qui daignent, à l’occasion, venir nous voir!! Et, la pluie aidant, j’ai pu faire la file par trois fois, avec chacun de ses trois albums, et attendre pas si longtemps pour avoir un splendide triptyque des trois personnages principaux, trois gros plans de leurs visages aux yeux malicieux et rieurs, tous exécutés au crayon de plomb mais d’un trait tellement vibrant qu’on jurerait qu’ils s’apprêtent à parler! D’un naturel timide (et détestant se faire photographier, ce dont les photographes envoyés par les différents journaux n’avaient cure en le bombardant inlassablement de leurs flashes, lui, le presque unique artiste européen à avoir traversé l’Atlantique pour l’occasion!), Étien était assez discret, et peu jasant. Il m’a néanmoins confirmé que la série ne sera constituée que de one shot, tant que les scénaristes auront des idées. Puisque les ventes sont bonnes, il ne prévoit pas que les éditeurs s’en lassent, et le tome #4, qui est presque terminé, sortira en Europe en octobre prochain. En le cuisinant un peu, j’ai pu lui faire avouer qu’il s’était commis, il y a «longtemps» (ceci étant très relatif, puisque monsieur Étien a la bouille et le gabarit d’un gars de moins de vingt ans!!), un western très classique, Chico Grant… mais il ne semblait pas en être très fier! De plus, j’ai su un chouette scoop, que je m’empresserai d’aller rajouter à ma critique du tome en question : Étien s’est amusé à faire figurer ses deux scénaristes dans une case du bas de la p.34 de son premier tome, l’Affaire du Rideau bleu!! On peut maintenant savoir à quoi ressemble messieurs Legrand et Djian!! Merci, monsieur Étien!

 Tom, des 4 de Baker street                                        Charlie, des 4 de Baker street         Billy, des 4 de Baker street 

  • Finalement, après plus de sept heures au froid et à la pluie, j’ai pu terminer la journée sous une note plus agréable et conviviale. En effet, le très charmant VoRo, dessinateur des deux albums l’Été 63 (le deuxième tome avait été officiellement lancé ici quelques heures auparavant), avait décidé de faire sa deuxième séance de dédicaces au chaud, à l’intérieur, attablé à l’Espace La Fontaine, le petit resto-chic qui occupe le chalet du parc!! Comme le dit si bien cet éminemment sympathique bonhomme, qui a la chance de vivre sur le bord du fleuve, au Bic, «Rien de mieux que de dessiner en jasant autour d’une bonne bière!»… du moins, pour ceux qui aime la bière!! J’ai donc eu le privilège de jaser avec lui (et plusieurs autres bédéistes, car ils commençaient tous à se réunir pour souper ensemble) et d’apprendre plein de trucs sur ce dessinateur qui fait un travail superbe, mais que je n’avais encore jamais croisé… et de qui je n’ai encore jamais lu d’œuvre! Par exemple, il a raconté les déboires qu’il a traversés avec sa première série, Tard dans la nuit. Il avait originalement signé chez Soleil… mais au bout d’une quinzaine de planches, les éditeurs ont décidé de briser le contrat, trouvant que «son style faisait trop Casterman»!!? Courageusement (et un brin frustré, quand même, on le serait à moins!!), VoRo est reparti, son portfolio sous le bras. Il est allé frapper à la porte d’une intéressante petite maison d’éditions émergente, Nucléa, qui débutait, à l’époque. Une fois le contrat signé, l’artiste poursuit son travail… pour apprendre, quelques mois plus tard, que Soleil venait de racheter Nucléa!!?!! Quelle guigne!! Il paraît que, cette fois-là, VoRo a dû brasser fort, et faire intervenir les avocats, pour pouvoir racheter ses droits sur son œuvre, un triptyque qui a heureusement fini par paraître, chez Vents d’Ouest!… Il serait d’ailleurs temps que je le lise, celui-là, d’autant plus qu’il se passe dans le Québec de la Grande Noirceur, dans le contexte des Orphelinats de Duplessis!

Ne sachant pas trop quoi demander en dédicace de mon premier tome de l’Été 63 (puisque pas plus lu!!), je lui ai offert de me dessiner son personnage favori. Comme il hésitait entre la grand-mère et la belle rouquine, il a opté pour cette dernière («La seule des amis du héros à être minimalement sensée!», affirme-t-il!) parce qu’il venait tout juste de faire la grand-mère dans l’album de mon ami Steeve. C’est donc à une belle aquarelle de cette Sylvaine que j’ai eu droit… pendant que je feuilletais le classeur rempli des superbes crayonnés originaux que VoRo met à notre disposition… et qu’on peut acheter!! En effet, quand il dessine, cet artiste débute toujours par tracer chacune de ses cases sur des feuilles 8½ par 11 tout à fait normale, qu’il scanne ensuite pour les rapetisser, les réaménager au besoin et les coloriser (pas d’encrage : prends-en de la graine, Marsi!!)… Et il est prêt à vendre chacun de ces petits chefs d’œuvre entre 40 et 100$, selon la complexité de ce qui s’y trouve! À ces prix-là, c’est sûr que j’en veux!! Surtout que ses illustrations sont toutes douces, très pures, mais toujours avec une foule de petits détails judicieux, comme je les adore! Bref, vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’avec un tel talent et une personnalité si chaleureuse, VoRo est entré dans le Panthéon de mes artistes chouchous en moins de deux!! Et c’est clair que, dès que je le recroise, dans un festival, un lancement ou même directement au Bic, j’amène ce qu’il faut pour me procurer un ou deux de ces sublimes crayonnés!!

 

Sinon, encore une fois, j’ai été ébloui par le grand talent de tous ces dessinateurs, charmé par leur grande générosité et comblé par leurs dédicaces!! Ils faisaient tellement pitié à voir, aux grands vents, avec leurs doigts tout tremblotants pendant qu’ils nous dessinaient leurs petits mickeys! J’ai reconnu plusieurs autres visages, avec qui j’ai échangé un sourire ou un simple bonjour : mes trois amis de Lionel et Nooga, messieurs Duguay, Vaillancourt et Goulet; François Lapierre, avec Loisel et Tripp (j’avais emmené deux de mes Magasin général, mais je me suis souvenu que Loisel ne dédicaçait plus, par principe, depuis la prolifération des braconniers de la dédicace, qui ne veulent que faire de la revente sur le Net, les salauds!); Pascal Colpron, Delaf et Dubuc (Delaf faisait, pour une fois, de VRAIES dédicaces… mais il était déjà trop tard quand je m’en suis rendu compte!! Toutefois, j’ai eu une compensation morale : il m’a salué par mon prénom!! Wow!!); Michel Falardeau, Jacques Goldstyn, Jimmy Beaulieu, Pascal Girard… J’ai même croisé Pascale Bussières!! Mais celle-là, elle était là en tant que visiteuse, et non comme artiste! ;-) Un dernier regret? De ne pas m’être enfin décidé à me procurer au moins un exemplaire de Front, question de tâter le pouls de l’excellente relève qui sévit dans cette série de recueils éditée par le regroupement Front Froid. Plusieurs des jeunes qui y sont publiés semblent avoir un talent graphique très intéressant, apparemment… Mais ils sont toujours tellement si nombreux, autour de leur kiosque, ces jeunes qui se tiennent en tribu, que s’en est intimidant!! ;-) Je devrai me reprendre, peut-être au Salon du livre!

 

En fin de compte, j’ai bien apprécié ma journée, au cours de laquelle j’ai pu récolter toutes les dédicaces que je voulais, m’épargnant ainsi le déplacement pour le lendemain (ça aurait été le jour du Tour de l’île, et j’aurais trouvé ça pas mal moins pratique, je crois… surtout que j’avais toujours ma pile de correction qui m’attendait, je vous le rappelle!!). Je m’en voudrais de terminer ce billet sans dire un grand merci à monsieur François Mayeux, bien sûr, de chez Planète BD, et à toute son équipe, pour avoir imaginé, conçu et mis sur pied ce grand projet de Festival. Une première qui, je l’espère ardemment, ne restera pas sans suite! Au plaisir de s’y recroiser l’an prochain!... ou même avant!! ;-)

 

 


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@ Arsenul : Salut Ars (c'est mignon, ça, comme diminutif!)! Heureux que tu aies enfin trouvé le temps de me lire : si tu reviens doucement sur le web, c'est que les vacances sont bel et bien commencées! Cool!
Je suis bien content, aussi, si j'ai réussi à te faire vivre un peu de ce festival à distance. Comme tu le dis si bien, les dates ne sont pas idéales pour des profs, même pour ceux de 4e année, fin de cycle oblige!!
Pour ce qui est de cet été, je ne voudrais effectivement pas m'imposer! C'est vrai que votre tournée doit être assez longue merci quand vous descendez dans le coin : c'est l'apanage des gens qui demeurent en régions éloignées!! Toutefois, j'espère juste que nos dates concorderont : ça serait bête qu'on soit partis alors que vous seriez tout près! En fait, je te préciserai notre horaire via Hotmail, et tant mieux si on se croise!
Bon début d'été à toi et ta petite (euh... non : grande!) famille! Profitez-en! Comme disait Passe-Partout : «L'été, l'été, l'été, c'est fait pour jouer!!»
Rédigé par PG Luneau le samedi 30 juin 2012 à 9:06


Bonjour cher PG! Très bon billet que celui là. Je suis content que tu aies rencontré Jean-PAul Eid, ça doit lui faire du bien de rencontrer des fans aussi articulés. Ce qui est intéressant c'est que je peux comparer entre un billet que j'ai vécu et un que je n'ai pas vécu. Je me sens dedans. Malheureusement, les dates de ce festivals ne sont pas facilitantes pour le prof de 6e année rempli de tests du MELS.
On se reparle pour cet été, on a un horaire chargé, je prendrai ta compagnie comme une bouffée d'air frais dans cette série d'obligation qui ressemble à une tournée paroissiale. Je reviens sur la toile à petit pas.
À bientôt.
Rédigé par Arsenul le samedi 30 juin 2012 à 8:08


@ Arsenul : J'espère que ton début de vacances te permettra de te mettre à jour, tant dans ta lecture de mes critiques et chroniques que dans la rédaction des tiennes! Et je te conjure de nous prévenir dès que tu sais les dates où tu comptes descendre dans la région cet été, seul ou avec ta charmante smala : je te rappelle qu'on s'est promis une visite chez Monet, sans compter qu'on te doit un succulent souper!!
Rédigé par PG Luneau le lundi 25 juin 2012 à 23:11


Ayant été absent de la toile depuis si longtemps, me voilà de retour. Je te lis bientôt car j'avais le goût d'y aller!
Rédigé par Arsenul le lundi 25 juin 2012 à 13:30


@ Allie : N'est-ce pas qu'ils sont beaux, tous les trois?!?! Et encore, ils sont un peu déformés par l'ondulation de la page sur laquelle ils se trouvent, et pas très bien éclairés. En vrai, c'est encore plus splendide!
Et pour ce qui est de Radisson, je te la conseille, cette série : toutes les bibliothèques du Québec devraient l'avoir sur leurs rayons! Comme le dernier tome sort cet automne, tu pourrais lire le récit dans son entier en peu de mois!!
Merci d'être passée!
Rédigé par PG Luneau le lundi 18 juin 2012 à 16:15


Magnifiques les dessins des Quatre de Baker Street! Et oh! Je vais reprendre le tome 1 pour voir ces dessins de ses compagnons d'armes (ou devrais-je dire, de plume!)

Je n'ai pas encore lu Radisson mais je trouve déplorable ce que tu rapportes concernant la publication du 4e tome... Il me semble que lorsqu'on commence une série... surtout sur un sujet "rare" comme celui-là...

En tout cas, très intéressant compte rendu!
Rédigé par Allie le lundi 18 juin 2012 à 13:21




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