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Cauvin, ou la Triste histoire du saucissier qui n'assume pas de s'être coincé dans l'angle opposé à la porte...
Écrit le dimanche 13 novembre 2011 par PG Luneau

... en peinturant le plancher de sa chambre!!

 

Cauvin. Raoul, de son prénom. Que ceux qui n’ont jamais entendu parler de ce bonze de la BD lèvent la main. Comment? Personne!!? Il fallait évidemment s’y attendre!! Après tout, ce scénariste workaholic, que j’aurais tendance à surnommer «l’Homme de six millions... de scénarii!», n’est-il pas l’auteur d’à peu près la moitié du catalogue Dupuis?!! Tout le monde a lu, au moins une fois dans sa vie, un album signé Cauvin! Quand on pense qu’il a travaillé sur plus d’une trentaine de séries, dont plusieurs qui roulent à fond depuis des lustres!!! Cédric, c’est lui! Les Tuniques bleues, c’est lui! L’Agent 212, c’est encore lui. Tout comme les Femmes en blanc, les Paparazzi, les Psy, Pierre Tombal, Cupidon ou Sammy!! À elles seules, ces séries totalisent pas moins de 231 albums!!!

 Raoul Cauvin

À toutes ces séries consacrées, on peut rajouter des séries quelque peu oubliées, mais qui ont su se démarquer à leur époque : les Voraces, le Vieux bleu, les Toyotes, Taxi-girl, Tatayet, Raphaël et les timbrés, Pauvre Lampil, les Snorky, les Naufragés, Mirliton, Godaille et Godasse, Boulouloum et Guiliguili ainsi que quelques albums des CRS = Détresse et de Lou (l’ancienne mouture, celle avec le petit garçon et son phoque, pas la nouvelle avec la jeune fille et ses amours!)… Il a même écrit un scénario pour l’incontournable Spirou… scénario fort décrié, d’ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire!... Mais une autre histoire qu’il faudra aborder, car si l’homme est d’une productivité difficilement comparable, lui octroyant probablement le titre de «scénariste de BD le plus lu au monde», la qualité de ses textes sont souvent remis en question, tant par les critiques amateurs que par les journalistes spécialisés, sur les blogs ou dans les autres médias!

 

En fait, il y a les anti-Cauvin, qui ne comprennent pas comment ce bonhomme a pu se bâtir une carrière si florissante avec des écrits aussi ordinaires, et il y a les pro-Cauvin, amateurs d’humour bon enfant, qui suivent nostalgiquement leur gourou, publication après publication, tout en n’étant pas trop regardant sur la profondeur et l’originalité des propos. Pour ma part, je fais un peu partie des deux groupes!

 

En effet, je suis assez bon public. Les petits gags faciles ne me désespèrent pas trop, et je suis très fidèle aux séries que j’aime, même quand elles commencent à décliner. J’ai d’ailleurs une explication pour débouter les détracteurs de «séries en déchéance». Pour qu’une série cartonne (et c’est le cas de plusieurs des séries de Cauvin), c’est qu’elle a eu, à la base, quelque chose pour accrocher son public-cible, non?  La question qu’on soulève souvent, c’est : Est-ce qu’un tome #38 peut réellement être aussi bon qu’un tome #7 ou 8?? Par exemple, le dernier Tuniques bleues, le #55, sorti le mois dernier, goûte-t-il trop le réchauffé?? Je crois que tout est une question de point de vue. C’est sûr que pour ceux qui ont lu les cinquante premiers albums, la flamme peut commencer à vaciller! Il est normal qu’ils souhaitent voir ces auteurs, si talentueux, exploiter leurs talents sur de nouvelles avenues plus rafraîchissantes plutôt que de remâcher leurs vieilles gommes à mâcher! Mais le jeune (car il est toujours question de séries jeunesse, avec Cauvin) qui n’a lu que les tomes #45, 46, 48 et 52, il trouvera le #55 encore très bon!! Il ne fera pas le lien avec les gags déjà parus dans les premiers tomes : il ne les a pas encore lus!!! Peut-être que, dans cinq ans, quand il lira les tomes #5, 12 et 18, il lesTuniques bleues #55 trouvera complètement moches parce que trop redondants, trop ressemblants aux tomes #45, 46, 48 et 52 qu’il a lus «dans son jeune temps»!! Et qui aura raison?? Est-ce le tome #5 ou le #55 qui est le meilleur? À mon avis, les deux s’équivalent souvent. La formule marchait en 1974 avec le tome #5? Tant mieux si elle marche encore en 2011 avec le tome #55! Le premier de ces tomes a tout simplement l’avantage d’être antérieur, d’avoir un certain «droit d’aînesse», et donc de revendiquer une certaine «originalité»… mais le jeune lecteur s’en foutra probablement, ce qui est bien son droit!!

 

Mais il faut bien l’avouer (et je crois qu’il serait lui-même d’accord sur ce point), Cauvin fait surtout dans l’humour de situation. Généralement, ses gags bon enfant sont assez faciles. Ils ne sont pas très recherchés et font plutôt sourire (parfois) que rire aux éclats! C’est sûr qu’il est plus aisé de pondre autant de gags à la minute quand il s’agit de gags basiques et interchangeables! N’examinons qu’un exemple… Pourquoi pas les Psy! Le tome #18 de cette série paraît ces jours-ci. Dix-huit tomes de 46 pages, ça nous fait 828 pages. Si on considère qu’un gag des Psy comporte en moyenne quatre planches environ, on en vient à un total de 207 gags de rendez-vous psychanalitico-humoristiques avec clients barjots sur un canapé… Comment peut-on être drôle 207 fois d’affilé?? C’est humainement impossible, bien sûr!! Et bien évidemment, à exploiter si longtemps un même thème, on presse tout le jus du citron, et on ne peut faire autrement que de tourner en rond, de radoter les mêmes rengaines sur les mêmes refrains!!  Mais alors, pourquoi s’entêter à poursuivre sur une telle lignée?? Attrait de la facilité? Peur du risque de la nouveauté? Seul Cauvin lui-même pourrait nous le dire!

 Psy #18

Personnellement, j’ai toujours été assez conciliant. En tant qu’homme, Raoul ne m’agaçait pas trop, et plusieurs de ses séries me suivent depuis si longtemps que je continue à les lire par nostalgie… Mais voilà que je viens tout juste de terminer la lecture d’un petit bouquin de 77 pages, format BD classique, portant sur la carrière de ce prolifique mais tant controversé scénariste. Il s’agit de l’album le Livre d’or de Raoul Cauvin, de Kris de Saeger, publié par les éditions Arboris en 1995. Et c’est dans cet album que j’ai pu lire deux extraits d’interviews accordés par lui qui m’ont fait sursauter, et me pousse à réviser ma position face au bonhomme.

 

Primo, Cauvin ne se cache pas pour conspuer les journalistes qui critiquent la faiblesse de ses scénarii. Tous les débats sur la piètre qualité de son œuvre le mettent hors de lui et il ne cesse de dire que, pour lui, «seul le jugement public n’a d’importance!» Quel raisonnement ridicule!! Les innombrables blockbusters du cinéma américain nous le prouvent bien à chaque semaine : la popularité d’une œuvre n’est pas automatiquement garante de sa qualité!! Se cacher derrière cet argument, c’est faire preuve de beaucoup de mauvaise volonté!! Je veux bien croire que ce ne doit pas être facile de lire tant de critiques négatives sur son travail, mais il me semble qu’il y aurait moyen d’être lucide et d’aborder la situation en tablant plutôt sur le fait que son champ de compétence, c’est le léger, l’humour familial de bon aloi. Raoul pourrait se contenter de dire qu’il ne cherche pas à révolutionner le genre : il gagnerait plus en crédibilité et en respect de cette façon qu’en s’entêtant à stipuler, à grands cris, qu’il «n’accepte de critiques que de la part de scénaristes aussi expérimentés que lui»… c'est-à-dire pas grand monde, finalement!! En réagissant de la sorte, je trouve qu’il se donne des airs de réalisateur de films pornos qui s’entête à dire qu’il fait du «grand art»!!

 

Sa deuxième révélation, qui m’a jeté encore plus en bas de ma chaise, c’est quand le vieux Raoul avoue candidement écrire des gags d’une ou deux planches… parce que trop de gens lui ont avoué, lors de ses rencontres de dédicace, qu’ils ne lisaient des BD que quand ils étaient au petit coin!!! C’est à force d’entendre ce message qu’il s’est convaincu de ne plus écrire que des gags ou de courts récits en quatre ou cinq planches : parce que ce format correspondait plus à ce contexte-là!! Depuis ce temps, il s’empêche d’écrire des longs récits, et ne fait plus exception à cette règle que pour ses deux séries de récits complets qui marchent encore, soit Sammy et les Tuniques bleues.Toutes les autres offres de récits complets qu’on lui fait sont refusées! Qu’en conclure : que Cauvin «écrit court» parce que ses lecteurs «lisent court»?? Qu’il est là pour satisfaire leurs (petits!!) besoins?? Qu’il est là, tel un saucissier Hygrade, pour fournir «la saucisse que tout le monde aime», même si elle ne vaut pas de la m£*/&/¾ ? Que Cauvin veut rejoindre SON public… aux toilettes?!!!? Ouf!! Et il fait la diva quand les critiques se moquent de ses gags qui tournent en rond et tombent à plat!!?! Ça donne une drôle d’image de la diva, vous ne trouvez pas? C’est cette prise de position, consciente et délibérée, qui me pousse à comparer Cauvin au peintre qui repeint son plancher mais qui s’est coincé dans le coin opposé de la porte, sans possibilité de sortie! Comment donner de la crédibilité et du prestige à un écrivain qui avoue n’écrire que des textes qui durent… le temps d’une expulsion!!!? Il a beau produire des gags à la tonne, je peux difficilement considérer ce saucissier comme un «grand» scénariste, et encore moins comme un auteur!

 

Mais venons-en au livre lui-même, qui se veut un survol de l’œuvre de Cauvin via toutes ses productions. L’auteur, monsieur de Saeger, a privilégié une approche chronologique, au cours de laquelle il nous présente au fil des pages plus de trente-trois séries sur lesquelles le grand Raoul a travaillé, avec un petit mot sur chacun des collaborateurs qui ont dessiné, au fil des ans, les innombrables gags et récits émanant de l’imaginaire de cet homme qu’on est si habitué, maintenant, à voir couché sur son sofa, à chercher l’inspiration pour tel ou tel nouveau gag!

 

Ainsi, j’ai beaucoup aimé l’approche par collaborateur. Un à la fois, ils nous sont présentés sommairement. De Saeger nous parle de la manière qu’ils ont connu Raoul, puis de la série qui en a découlé. Ça nous permet de constater de la grande variété de dessinateurs qui se sont partagé les textes de Cauvin, dont certains grands : Ryssack, Bretécher, Mazel, Macherot, Walthéry, Berk, Kox, Bercovici, Hardy, Laudec et Bédu, pour ne nommer qu’eux… et,  bien sûr, son inséparable vieux pote de toujours, Lambil! J’y ai même appris que Cauvin a déjà écrit pour… Cauvin!! En effet, il s’est commis à dessiner lui-même une petite série de gags, Zotico, qui n’est parue que dans un magazine néerlandais et qui racontait les déboires d’un scénariste et de son araignée de compagnie!! Les dessins en étaient assez simplistes, mais l’effort était louable.

 

Au départ, j’ai trouvé intéressant de lire le petit encadré dans lequel Eddy Ryssack, le dessinateur de la série Colin Colas, fait un petit hommage à Cauvin, avec qui il a collaboré sur Arthur et Léopold, des gags en demi-planches verticales qui racontent les aventures naïves de deux puces (décidément, il aime bien les petites bestioles, notre Raoul!!). En lisant cet hommage, j’ai cru que chacun des collaborateurs allaient s’épancher sur l’homme, et nous livrer un petit bout de sa personnalité… Malheureusement, seul Ryssack a droit à cet encadré! Les autres ont-ils été consultés? Auraient-ils refusé d’écrire un mot? N’avaient-ils rien à dire?? J’ai peine à le croire!! Je trouve bien dommage que cette belle idée éditoriale n’ait pas été exploitée pour la peine…

 

Puis, j’ai aussi aimé le fait que le «biographe» (le terme est peut-être un peu fort!!) ait vraiment pris la peine de reproduire, pour chaque collaborateur, quelques exemples de planches ou de vignettes pour chacune des séries mentionnées, question de nous permettre de juger de la grande variété de l’œuvre «cauvinnienne»… L’intention est donc très louable, mais ici aussi, il y a des bémols. D’abord, c’est assez triste que la grande majorité de ces vignettes soient en noir et blanc. Puis, et c’est encore plus triste, les gags choisis ne semblent pas l’avoir été en se basant sur leur qualité humoristique. Souvent, j’ai l’impression que les recherchistes ont simplement décidé de nous montrer telle ou telle planche parce qu’elle a été la première (ou la seule?) sur laquelle ils étaient tombés!! Je me suis posé la question dès la page 9!! En effet, on commence par nous préciser, et je cite, que Cauvin : «... imagine déjà, toujours pour Ryssack, une série complètement démente.». Il s’agit des deux fameuses puces dont j’ai parlé plus haut. Comme je ne savais rien de cette série, j’étais tout à fait alléché, et j’avais très hâte de découvrir ces gags méconnus qui ont propulsé le scénariste débutant dans la carrière insatiable qu’on lui connaît. Je me rue donc sur les deux gags d’Arthur et Léopold imprimés sur la page suivante et je découvre… des gags tellement insipides, pour ne pas dire insignifiants, que c’en est navrant!!! Est-ce vraiment avec «ça» que Cauvin a réussi à «faire suffisamment de bruit pour donner la mesure (de son)  talent remarquable» ?? C’est impossible!! Si ces gags étaient aussi «déments» qu’on le dit, pourquoi ne pas avoir pris la peine de nous en livrer deux bons?? Idem pour les deux gags en double planche de Pauvre Lampil : dans tout le lot de gags publiés (il y a au bas mot plus de cent gags de ce personnage, qui ont été publiés dans les sept albums de la série!!), je ne peux pas croire que ceux qu’on nous donne à lire ici sont parmi les plus drôles!!

 

Très franchement, je dois vous avouer que j’étais très heureux d’avoir déniché ce livre dans une bouquinerie, car je n’aurais pas voulu le payer plein prix. En effet, bien que la couverture, signée Walthéry, soit très amusante et bien représentative de l’abondante production du fameux Cauvin, la présentation interne est assez décevante. En fait, elle fait très vieillotte! La mise en page des textes est faite minimalement, sans aucune originalité. Elle me rappelle les vieilles encyclopédies des années 70 qui traînent dans le fond de ma classe! Les textes sont écrits en pattes de mouches, tout serrés, en gros pavés peu invitants, sans aucune aération… Rien pour rendre la lecture agréable!

 

Sur le plan de l’iconographie, il faut avouer que l’on est un peu plus gâté. Monsieur de Saeger, l’auteur, a su nous dénicher plusieurs perles assez rares que je suis très content d’avoir maintenant sous les yeux… mais encore là, la mise en page est littéralement à chier, excusez du peu!! Tout est présenté en tapons, les deux tiers du temps en noir et blanc, dans une présentation tout à fait déprimante. Et si les dessins abondent, on ne peut que déplorer l’absence totale de photographie.

 

Reste que le Livre d’Or de Raoul Cauvin nous offre quelques perles d’archives. Par exemple, j’ai beaucoup aimé le Petit Cauvin illustré, un ensemble de huit planches, parues seulement dans le Spirou #2084, en 1978, dans lequel Cauvin présente ses principales séries de l’époque. Cet exercice de style, qui se voulait aussi une parodie du Trombone illustré, le populaire supplément du Journal qui sévissait à l’époque, est d’autant plus amusant que c’est Cauvin lui-même qui y a dessiné, chose rare, le petit personnage qui présentait et faisait les liens entre la douzaine de séries présentées.

 

Puis, monsieur de Saeger nous offre une autre pièce rarissime qui est parue en supplément avec le Spirou #2740, en 1990, pour souligner les vingt ans des Tuniques bleues. Il s’agit d’un petit album documentaire de huit planches, toutes séparées en quatre (pour  totaliser 32 «quarts de planche»), illustré par Lambil et intitulé : Et si je vous racontais les Tuniques bleues. Cauvin y narre, avec humour, l’histoire de sa rencontre avec Salverius (le premier dessinateur des Tuniques), des débuts de la série, de la passation des pinceaux à Lambil, après le décès prématuré de Salverius, puis de la glorieuse évolution de la série. J’avoue être assez fier d’avoir en ma possession la reproduction de ce petit encart, probablement très difficile à trouver de nos jours. Une perle pour collectionneur!

 

Finalement, on a droit à un court récit des Tuniques bleues, en cinq planches, intitulé Retrouvailles. Cette histoire, aussi parue dans Spirou (le #2149, en 79), a le mérite de n’avoir jamais été repris en album!! Pourtant, elle raconte la toute première rencontre entre Blutch et Chesterfield, les deux héros de cette populaire série!! C’est tellement toujours agréable d’apprendre la genèse d’une relation qu’on suit depuis douze ou quinze albums!! Mais alors, pourquoi ne l’avoir jamais rééditée en album depuis? Pour l’excellente raison que Cauvin a compris le potentiel d’un tel scénario et qu’il l’a repris, l’année suivantLivre d'or Cauvine, en 1980, mais en le transformant du tout au tout, en un long récit complet de 46 planches : Blue Retro. Il nous y raconte une toute nouvelle version de la rencontre entre les deux engagés de l’armée nordiste, rendant obsolètes et non-avenus les événements racontés dans Retrouvailles!! Ici encore, n’est-on pas en présence d’un trésor de collectionneur : un mini-récit complet non publiable parce que dépassé et complètement remodelé??

 

Ainsi, malgré la qualité assez moyenne de son contenant (la maison d’éditions Arboris n’avait manifestement pas les moyens de ses ambitions), le Livre d’Or de Raoul Cauvin m’aura quand même apporté quelques petites satisfactions qui valent leur pesant d’or sur le plan du contenu. Si, en prime, il m’a permis de me faire une image plus ou moins flatteuse, de «l’Homme de six millions… de scénarii», c’est bien dommage, mais ça dénote, je suppose, de la grande honnêteté de monsieur de Saeger.

 

Pour ma part, je continuerai sans doute à lire les Tuniques bleues, et quelques autres séries de Cauvin, mais peut-être pas avec la même fascination pour le créateur! Et il y a de fortes chances pour que j’en fasse des lectures… de cabinet!!

 

 

le Livre d’Or de Raoul Cauvin

 

Auteur : Kris de SAEGER   (trad. : Drake KO)

Éditions : Arboris

Année : 1995

Nombre de pages : 77

Appréciation : 3,5 /6

 

(Mes photos sont issues du site BD'Gest)


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@ Arsenul : On voit bien que tu es un super prof : tu as toujours les mots qu'il faut pour commenter positivement un texte!! Tes élèves sont choyés! Merci, donc, pour ce gentil compliment!
Rédigé par PG Luneau le vendredi 18 novembre 2011 à 15:30


Très bon billet, tes comparaisons sont savoureuses. Je ne suis pas un fan de Cauvin, même les Tuniques bleues sont bons à 25% et ses séries d'humour ne m'intéressent pas du tout. Une bonne blague sur 10... Alors lire cet ouvrage me réconforterait trop dans ma position.
Rédigé par Arsenul le jeudi 17 novembre 2011 à 18:21


@ Allie : Mais moi aussi, j'en lis souvent, quand j'ai envie de me vider la tête!! C'est EFFECTIVEMENT des séries qui garnissent très efficacement la salle de toilette... mais de là à les écrire dans ce but!?! Et de s'en vanter!!??
J'aime beaucoup ta piste de réflexion sur l'omniprésence d'un nom, qu'on ne voit plus ou qui en vient à ne plus nous toucher : ça rejoint un peu le débat que Venise a lancé sans le vouloir sur le sens de la renommée, en amenant de l'eau au moulin!
Rédigé par PG Luneau le lundi 14 novembre 2011 à 16:58


@ Yaneck : Je savais que tu apprécierais ce billet!! Et j'attends avec impatience ton avis plus élaboré sur les séries interminables!
Rédigé par PG Luneau le lundi 14 novembre 2011 à 16:52


@ Venise : Ta conclusion résume bien le tout, je trouve. Il reste pas mal assis sur ces lauriers, le pauvre homme, et jappe fort si quelqu'un s'en approche pour les lui enlever... ou même simplement pour les lui contester! Ton interrogation sur le sens de la renommée est bien intéressante, et pourrait se développer en un intéressant débat! De même, j'aime beaucoup ton allusion au fait que Cauvin ne respecte peut-être pas suffisamment son art. Un créateur peut-il se permettre de ne pas donner son maximum, toujours?? Je suis sûr que ton Marsi en aurait long à dire là-dessus!! ;-)
Rédigé par PG Luneau le lundi 14 novembre 2011 à 16:50


J'aime bien Cauvin. En fait, je trouve que ses séries peuvent se lire un peu au hasard, séparément, sans nécessairement suivre les numéros. Donc de temps à autres je pige dans ses nouveautés et j'en lis une. C'est reposant. On ne se casse pas la tête.
Il rejoint un large public, surtout chez les jeunes. Il est toujours plutôt amusant (même si la qualité peut varier d'un tome à l'autre) et je pense que c'est la clé de son succès. Mais tout dépend ce que l'on appelle le "succès".
D'un autre côté, le nom d'un auteur qu'on voit trop, on ne le voit plus. Sincèrement, oui j'ai (sûrement) lu beaucoup de Cauvin, mais rares sont les livres qui m'ont beaucoup marquée. Au final, je ne le connais pas vraiment...
Alors être partout, est-ce que c'est vraiment souhaitable? Je me le demande...
Rédigé par Allie le lundi 14 novembre 2011 à 16:40


Je te fais une autre réponse sur la question des longues séries ce soir, quand mon cerveau sera réveillé.
Mais oui, tu as ici une lecture intéressante. Je te remercie de me montrer in situ la prétention de Cauvin, son égo surdimensionné. Cela confirme tout le mal que je pensais de cet auteur. Mais d'un point de vue "histoire de la bd", ça me semble une lecture à faire.
Rédigé par Yaneck le lundi 14 novembre 2011 à 2:08


Des lectures de cabinet :-) ! Ce titre est à retenir pour son ambigüité, parce que cabinet peut aussi faire chic au Québec. Par exemple, passez au cabinet de de maître Édouard Laurendeau ...

Raoul. Je retiens le Raoul aussi. Déjà, tu lui retires son (re)nom et lui donne un prénom. La révérence, le respect même, a pris le bord par ce livre biographique honnête. Biographie approuvée puisqu'il approuve son état d'esprit. Il n'est certainement pas un exemple à servir à des jeunes pour l'accomplissement par l'amélioration évolutive ! Marathonien il l'est, mais quand on se la fait facile, la qualité de marathonien pâlit.

Ce que j'y appris de fait est qu'il a tant et tant scénarisé, son nom est partout, partout, qu'il doit être riche et qu'il aime les petites bébittes. Et que ce n'est pas lui qui va donner les lettres de noblesse à la bande dessinée puisqu'il l'a traite comme un art mineur. J'imagine aussi que si ses textes n'avait bénéficié des illustrateurs qui ont allumé ses textes, il n'aurait probablement pas eu autant de succès.

Ça me fait réfléchir à la renommée. On ne la questionne plus à un moment donné et c'est dommage. Bien dommage.

Voilà la définition d'un homme, non pas assis sur le cabinet, mais sur ses lauriers.
Rédigé par Venise le dimanche 13 novembre 2011 à 23:22




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