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#04- le Dernier bastion
#04- LE DERNIER BASTION
Scénariste(s) : Bill WILLINGHAM
Dessinateur(s) : Mark BUCKINGHAM, P. Craig RUSSELL, Craig HAMILTON
Éditions : Panini comics
Collection : 100% Vertigo
Série : Fables
Année : 2003     Nb. pages : 120
Style(s) narratif(s) : Récit complet et récit à suivre (Comics)
Genre(s) : Fantastique, Conte réinventé, Héros animalier
Appréciation : 5 / 6
Fableville en péril!!
Écrit le mardi 01 octobre 2013 par PG Luneau

Tomes lus :     #04 – le Dernier bastion (2003, 120 p.)

                        #05 – la Marche des Soldats de bois (2003 et 2004, 128 p.)

 

Jusqu’à présent, j’ai toujours critiqué individuellement les tomes de la passionnante série Fables. Si j’ai décidé cette fois-ci de condenser dans la même critique mes commentaires sur les tomes #4 ET 5, c’est simplement parce que le #5 est le prolongement direct du récit entamé dans le #4.

D’ailleurs, si ce tome #4 laisse son récit principal en plan, en ne présentant que les trois premiers chapitres d’une série de huit, c’est que ce récit est lui-même précédé d’un bon récit de 46 pages, qui donne son nom au tome : le Dernier bastion. Ensuite, seulement, on a droit au début de la Marche des Soldats de bois, grande histoire qui trouvera son dénouement dans le tome #5, qui en a d’ailleurs pris le nom. Mais qu’en est-il de ces récits?

D’abord, vous savez probablement (après trois fois que je vous en parle!! ;^) que les Fables sont nuls autres que les personnages des différents contes de notre enfance, qui vivent, plus ou moins incognito, dans un quartier de New York qu’ils ont baptisé Fableville. S’ils y vivent reclus, sans faire de vague, sous la supervision de Blanche-Neige et de Bigby Wolf (il s’agit en fait du Grand Méchant Loup, mais qui a fait amende honorable, qui a été réhabilité et qui a maintenant droit de vivre à la ville, sous une forme humaine), c’est que tous (la Belle et la Bête, Pinocchio, le Prince Charmant, Barbe-bleue, Cendrillon, etc.) ont été chassés de leur royaume respectif par une innombrable quantité d’orques belliqueux à la solde d’un ennemi hyperpuissant surnommé l’Adversaire… qu’aucun d’entre eux n’a jamais vu…

Si les trois premiers tomes nous présentaient tout ça par petites doses, en nous laissant souvent sur notre faim, le récit qui débute le tome #4, le Dernier bastion, nous raconte en détails le déroulement de l’ultime bataille, celle où les derniers survivants du monde des contes, confinés dans le seul château qui restait encore sous leur juridiction, ont tenté une dernière fois de repousser les assauts des armées de l’Adversaire, qui déferlaient en vagues incessantes sur les remparts : des milliers et des milliers d’orques, d’ogres et d’autres créatures du même acabit! Puisque les entrailles de ce château camouflaient le dernier passage encore fonctionnel entre la Terre et le Royaume des Contes, un dernier «bateau» de transit a finalement pu, grâce au sacrifice des plus vaillants, s’envoler pour mener à bon port les quelques personnages qui hésitaient encore à s’exiler. Ce récit aussi épique que touchant, il nous est raconté, en flashback, par le jeune Blue Boy, le gentil assistant de Blanche-Neige, alors qu’il se prépare à célébrer ce sinistre anniversaire avec tout ce contingent de derniers arrivants! C’est qu’il y a perdu beaucoup, le jeunot, dans cette bataille : pas moins que le seul grand amour de sa vie, le Petit Chaperon Rouge en personne!!?

Puis, la Marche des Soldats de bois raconte un nouveau pan de la passionnante histoire des Fables. D’abord, Prince Charmant se lance dans une course à la mairie qui vise à déloger le bon roi Cole, qui agit à titre de maire des Fables depuis des centaines d’années (vous ai-je déjà précisé que les Fables étant des personnages intemporels, ils ne vieillissent donc jamais??). Mais cette anecdote de politique municipale se trouve rapidement éclipsée par un événement depuis longtemps inespéré : l’arrivée d’un nouveau Fable, réchappé du Royaume des Contes!! Depuis la Dernière Bataille, au Bastion, personne n’avait plus traversé de portail entre les deux mondes!! D’ailleurs, tous avaient été scellés, par mesure de protection. En effet, si un Fable des Royaumes peut transiter via un portail, ça voudrait dire que les armées de l’Adversaire le pourraient également!! Mais l’effervescence festive entourant la découverte inattendue de cette nouvelle arrivante est rapidement détrônée à son tour par la présence de plus en plus oppressante de trois clones belliqueux, à tête de bois, qui n’augure rien de bon. Voilà  Fableville sur le pied d’alerte : si les créatures de l’Adversaire s’apprêtent à envahir New York, c’est à eux, prioritairement, de les rebouter d’où ils viennent! Sus à l’ennemi!! À bas la Marche des Soldats de bois!!

Aaaah!! Comme il fait bon de retrouver nos Fables dans un récit plus étoffé! Après l’enchaînement de courts récits du tome #3, c’était une bonne idée de la part du scénariste, de revenir à du plus long... et du plus long qui se déroule de nos jours! Quelle belle idée, aussi, d’enfin nous présenter les ennemis de manière plus formelle (dans le Dernier bastion), pour ensuite nous les amener tout proche, mettant ainsi une pression incroyable sur nos héros, eux qui se croyaient maintenant à l’abri, chez nous!! On se retrouve donc avec un récit de guerre enlevant, avec du suspense, des trahisons, de la romance, un peu d’humour… et toujours nos personnages chouchous qui se débattent en pédalant dans la semoule : Blanche-Neige (de plus en plus enceinte), Blue Boy (encore plus charmant que d’habitude, avec sa naïveté légendaire et son romantisme craquant), le Prince Charmant (toujours aussi fourbe), le désopilant mais toujours loyal Gobe-Mouche… et jusqu’à Pinocchio qui délaisse ses habituelles sautes d’humeur pour se laisser aller à des doutes, puis des certitudes, qui le bouleverseront plus que nécessaire!...

Sur le plan des dessins, c’est Mark Buckingham qui s’est occupé des huit chapitres de la Marche des Soldats de bois. Comme vous le savez déjà (voir critique du tome #3), Buckingham n’est pas mon artiste «fablien» préféré. Je trouve ses dessins corrects, mais sans plus. Toutefois, encore une fois, son ingéniosité dans la construction de ses planches et l’originalité avec laquelle il crée des codes ou des symboles graphiques pour décorer ses pages sont vraiment impressionnantes. Quant au premier récit, le Dernier bastion, il est l’œuvre de P. Craig Russel, un dessinateur au trait assez hachuré, mais satisfaisant.

Bref, j’ai encore une fois bien apprécié mon incursion à Fableville, un quartier de New York que j’espère bien visiter, si un jour je me rends à la Grosse Pomme! ;^) Ses habitants me semblent si sympathiques et intéressants que j’aimerais sincèrement devenir leur ami. Après tout, peut-être qu’en devenant ami avec des immortels, on prolonge d’autant notre propre existence?? ;^)

À lire aussi : mes critiques des tomes #1, 2 et 3, de même que celle que mon confrère Yaneck a rédigée à propos du tome #4.

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • les couvertures de James Jean. Je sais, je me contredis. Dans ma critique du tome #1, je disais que je n’aimais pas la divergence de style graphique entre celui de la couverture et celui de Buckingham et des autres dessinateurs bossant sur la série. Je trouvais que ces couvertures n’étaient pas représentatives de ce que contenaient les albums, qu’elles leur faisaient de la mauvaise représentation. C’est encore le cas, mais outre ce manque d’adéquation graphique, j’aime bien la réinterprétation de Jean. En fait, c’est comme si ce dessinateur (au style beaucoup plus réaliste) se réappropriait les scénarii de Willingham, pour nous en présenter une version onirique, laissant, ce faisant, libre cours à son caractère poétique! J’ai fini par apprendre à apprécier ces couvertures en jouant à un jeu!! À la fin de chaque chapitre, je m’amuse maintenant à retourner voir la couverture de James Jean afin d’y dénicher tous les nombreux indices que cet artiste nous avait donnés, avant même notre lecture!! C’est très agréable.

 

  • le rappel des personnages, toujours en pages 4 et 5. J’aime bien retrouver tous ces personnages, en gros plans, dans l’espèce de damier où ils sont disposés. Je trouve que c’est une façon accueillante de nous conditionner à replonger dans leur univers, surtout quand on échelonne notre lecture de la série sur plusieurs années!

 

  • certains des nouveaux personnages. Chaperon Rouge, évidemment, est très intéressant, de par sa relation avec Blue Boy, bien sûr, mais aussi, surtout, à cause de l’inquiétant mystère qui entoure son retour. Sur un registre beaucoup plus secondaire (pour ne pas dire tertiaire!), j’ai aussi beaucoup apprécié le (trop!) court passage de Vulco Corbeau et de ses frères polymorphes!  J’espère qu’on les retrouvera dans les tomes à venir!

 

  • le sentiment d’angoisse mis en place par l’incroyable implacabilité des attaques orques! Elles sont si nombreuses, ces bestioles infernales, que la simple vue de leurs files interminables, à perte de vue, arrivant par régiments entiers, a de quoi déprimer même le plus guilleret des insouciants.

 

  • la dichotomie entre les dessins, toujours un peu légers, et les propos exposés. Malgré les traits bon enfant, ne vous étonnez pas de voir des têtes qui roulent, tranchées à l’épée, ou des scènes de lit très intimes entre personnalités (court vêtus… ou même, parfois, sans aucun vêtement!)! Ce n’est pas pour rien que chaque tome porte la mention «Pour lecteurs avertis»!! On est dans les contes de fées, c’est vrai, mais ce ne sont pas des contes de fées pour enfants!! ;^)

 

  • le superbe vaisseau qui a assuré la liaison entre les Royaumes des contes et notre monde. Quelle splendeur quand il déploie ses ailes pour planer jusqu’à chez-nous!! Dommage que les proportions bateau vs occupants soient si aléatoires!?!

 

  • les trouvailles de mise en pages de l’illustrateur. J’aime beaucoup la planche en forme de pipe qui s’oppose à celles en forme de blason, pour illustrer la confrontation entre le roi Cole et le Prince Charmant! Buckingham est toujours aussi fort pour ajouter des petits icones symboliques, dans le bas de ses pages, nous permettant ainsi de faire des liens entre les événements, ou de savoir à qui le passage qu’on vient de lire rapporte le plus…

 

  • l’opportunisme du Prince Charmant. Quel vaurien! Plus on le connaît, plus on prend plaisir à le haïr, celui-là!!

 

  • l’attitude et les propos radicaux des trois premiers «Soldats de bois» infiltrés à Fableville!! Ils ont réussi à bien me faire rire avec leur apparente désinvolture, mais toujours accompagnée de commentaires d’une intransigeance redoutable, comme si tout leur était dû et qu’ils étaient les rois du monde!... Le contraste ainsi créé accentue encore plus leur étrangeté… et nous donne encore plus de frissons dans le dos!! ;^)

 

  • la belle amitié qui lie toujours le trio formé de Blue Boy, Gobe-Mouche et Pinocchio. C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je les retrouve, ces trois-là!

 

  • quelques images saisissantes, comme celle de l’armurier qui a goûté à sa médecine, ou de la petite hutte aux pattes de poule qui «court, court,  court, court!» (fans de Fanfreluche, je vous salue!  ;^)

 

  • le flamboyant caractère épique du combat qui culmine tout au long du tome #5. C’est fantastique de voir la diversité des ripostes, de part et d’autre!! Attaques aériennes, dirigées par tous les volatiles, attaques surnaturelles de la part des nombreux mages et sorcières, attaques destructrices des monstres grands formats, comme l’ogre Hobbes, le Troll Grimble ou Bigby, quand il finit enfin par arriver!! De plus, le combat est si grandiose que la cérémonie funéraire qui la suit, pour honorer ceux qui sont morts en service, n’en est que plus touchante. Comme dirait l’autre : C’est qu’on s’attache, à ces petites bêtes-là!... ;^)

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

 

  • La présence du nom de Craig Hamilton, dans les crédits, en tant que dessinateur, en début d’album… Contrairement aux premiers tomes, où chaque chapitre reprenait tous les crédits des auteurs, dessinateurs, coloristes, encreurs, lettreurs, traductrice et autres, ces tomes-ci ne nomment leur monde qu’au début, à la troisième page… On ne sait donc pas, avec précision, qui a fait quoi!! Il y a bien la quatrième de couverture qui nous aide à comprendre les contributions spécifiques de P. Craig Russell et de Mark Buckingham, mais pour monsieur Hamilton, rien!! On sait simplement qu’il a participé aux dessins!!?? Lesquels??? Mystère!!!! Dommage!

 

  • mon ignorance relative en matière de personnages de légendes. Moi qui me croyais relativement cultivé, je suis subjugué par la grande quantité de personnages légendaires qui sont mentionnés ici dont je n’ai jamais entendu parler! Tim Lin, Britomart, par exemple… Ou Barbe d’Ours, Pete Pot-de-Moutarde, Weyland Smith… Sans parler de tous ceux qui ne sont pas nommés mais que je devrais reconnaître d’un simple coup d’œil à leur  habillement… s’ils faisaient partie de mon bagage culturel!

 

  • l’intervention prémonitoire du «fantôme» de Colin. Cette «tête parlante», au bout d’un pieu, fait très macabre. J’imagine qu’elle veut faire référence au roman Sa majesté des mouches… mais je n’avais justement pas aimé ce passage du roman, alors… ;^)

 

  • le personnage de Kay. Autant il peut sembler intéressant, avec sa capacité à entrevoir tous les méfaits commis par les personnes qu’il voit, autant son automutilation, bien que compréhensible, nous met dans une situation étrange! En effet, pourquoi Willingham prend-il la peine de nous le présenter alors qu’il n’est aucunement utile à cet épisode?? Probablement pour nous préparer un revirement futur, j’imagine… C’est là l’avantage d’avoir un seul scénariste : il peut mettre en place des éléments longtemps à l’avance et construire minutieusement sa trame narrative… mais pour le moment, ça crée des longueurs : j’espère que ça en vaudra le coût, lors de son retour!

 

 

 


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@ Emilie : Bienvenue dans ma Lucarne, Emilie, et merci de m'avoir mis parmi tes favoris du web!! Pour ce qui est de Fables, je suis tout à fait d'accord avec toi : moi aussi, il m'arrive souvent, en lisant ces récits, de souhaiter parfaire ma culture en matière de contes... C'est vrai que plusieurs de ces personnages sont issus de contes anglo-saxons, qui me sont beaucoup moins familiers, sinon inconnus!
Et quel plaisir de savoir qu'on en a encore pour un bon petit bout à lire ce qu'il adviendra de cet univers fabuleux... dans tous les sens du terme!! ;^)
Rédigé par PG Luneau le dimanche 01 décembre 2013 à 10:35


Je suis également arrivée au Tome 5 et je dois dire que je trouve cette série formidable! J'envisage même combler mes lacunes sur certains personnages de fables que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, afin d'être au top pour le tome 6.
Rédigé par Emilie le jeudi 28 novembre 2013 à 5:10


@ Geneviève : Mais c'est ce que je me tue à vous dire depuis quatre critiques, maintenant!!! Allez!! Courez!! Filez à votre bibliothèque ou chez votre libraire préféré!! Ça urge!!! Une série qui a gagné je ne sais plus combien d'Eisner, chez nos voisins du sud, dont celui de la meilleure histoire à suivre, en 2005, pour... la Marche des Soldats de bois, justement!?!?! ;^)
Rédigé par PG Luneau le dimanche 06 octobre 2013 à 22:57


Il faut VRAIMENT que je découvre cette série-là moi!
Rédigé par Geneviève le dimanche 06 octobre 2013 à 13:09


@ Eric the Tiger : N'hésite pas : elle en vaut vraiment la peine! Les personnages sont très attachants et tout leur univers est fascinant!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 06 octobre 2013 à 10:56


Ta critique me rappelle que je me suis arrêté au premier tome de cette série. Il est temps que je m'y plonge à nouveau. Au plaisir de te relire...
Rédigé par Eric the Tiger le dimanche 06 octobre 2013 à 5:37


@ Anne des Ocreries : Mais vas-y!!! Je n'arrête pas de te dire de plonger!! ;^)
Rédigé par PG Luneau le samedi 05 octobre 2013 à 10:59


Ah, ça doit vraiment être une série sympa, ça. Je suis vraiment tentée !
Rédigé par anne des ocreries le mercredi 02 octobre 2013 à 17:47




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